Le mois dernier, le ministre de l’Agriculture et de l’alimentation Julien Denormandie annonçait la fin d’ici 2022 du broyage des poussins mâles et la castration à vif des porcelets. Ce sont des avancées majeures en termes de bien-être animal et pour notre modèle de production de l’alimentation.

À cette occasion, je souhaite revenir vers vous cette semaine sur l’ensemble de notre action ces quatre dernières années en faveur d’une meilleure agriculture et d’une meilleure alimentation, mais aussi en faveur de ceux qui nous nourrissent.

🔵 Pour une alimentation plus saine : 

➡️ Dans le cadre de la loi EGALIM, instauration d’un objectif de 50% de produits locaux, dont 20% de bio, dans les cantines des organismes publiques pour le 1er janvier 2022. 
👉 Ces dispositions ont été étendues dans le cadre de la loi « Climat et résilience » aux cantines d’organismes privés à partir de 2025. 

🔵 Pour une alimentation plus durable :

➡️ Dans le respect de l’environnement : 
👉 Lutte contre le gaspillage alimentaire avec l’extension de la possibilité pour la restauration collective et de l’industrie agroalimentaire de faire des dons alimentaires et le déploiement de l’obligation pour les lieux de restauration de prévoir des « doggy bags » pour permettre aux clients de récupérer le reste de leur repas ; 
👉 Interdiction des contenants en plastique dans la restauration des collectivités locales en 2025 ;
👉 Interdiction des touillettes et pailles en plastique en 2020, interdiction des bouteilles d’eau en plastique dans les cantines scolaires en 2020.

➡️ Dans le respect du bien-être animal : 
👉 Doublement des peines du délit de maltraitance animale : 1 an de prison et 15.000€ d’amende ;

🔵 Pour une meilleure protection de nos agriculteurs : 

👉 Encadrement des négociations tarifaires annuelles entre les distributeurs et leurs fournisseurs : les prix devront notamment tenir compte des coûts de production et la réouverture des négociations sera facilitée en cas d’évolution des coûts de production ;
👉 Responsabilité de l’acheteur engagée s’il propose un prix abusivement bas ;
👉 Sanctuarisation du prix des matières premières dans les négociations ; 
👉 Contractualisation obligatoire et pluriannuelle, sur trois ans, entre le producteur agricole et son premier client, le plus souvent un transformateur qui négocie ensuite avec les distributeurs ; 
👉 Indexation du prix selon l’évolution du coût de la matière agricole ; 
👉 Interdiction des promotions de déstockage sur les produits alimentaires sans l’accord de l’interprofession concernée ;
👉 Instauration d’une retraite minimum à 85% du smic, soit 1036 euros par mois pour les exploitants agricoles. Une avancée qui correspond à plus de 100 euros par mois et qui concerne environ 227.000 exploitants agricoles. 

🔵 Pour une meilleure information et une plus grande transparence :

👉 Mise en place d’un étiquetage obligatoire informant de l’origine des viandes de porc, de volaille et de la viande hachée bovine dans la restauration hors foyer ;
👉 Renforcement de l’information sur la provenance ou de la dénomination de l’AOP / IGP des vins vendus en bouteille, pichet ou verre par les exploitants d’établissements titulaires d’une licence de débit de boissons ;
👉 Expérimentation de la vidéo surveillance dans les abattoirs volontaires.

🔵 Focus dans notre département

👉 Nous sommes passés de 4,5% de surface agricole à 9,4%, soit une progression de 109% ;
👉 Nous sommes passés de 66 à 112 agriculteurs engagés dans une démarche certifiée de transition agro-écologique ;
👉 Après d’importants retards constatés dans le paiement des aides de la PAC de 2014 à 2017, l’État est parvenu à rétablir un calendrier normal du paiement des aides depuis 2018 et à le consolider depuis. 99,72% des agriculteurs de notre département sont payés dans les délais prévus.