C’est un moment historique qui s’est déroulé à l’Assemblée nationale. À la quasi unanimité, nous avons reconnu les violences perpétrées contre les Ouïghours en Chine. Ce peuple, de religion musulmane et d’origine turque, présent dans une région sous contrôle de la Chine, est victime depuis 2014 de nombreux faits répondant aux critères de crime contre l’humanité et de violence génocidaire : déportations, travail forcé, stérilisation forcée, destruction du patrimoine culturel, violence envers les femmes et les enfants.

Cette proposition de résolution examinée jeudi 20 janvier 2022, souhaitait une reconnaissance et une condamnation officielles de ces violences comme constitutives d’un crime contre l’humanité et de génocide.

Elle enjoint donc le gouvernement à utiliser ces qualificatifs à adopter les mesures nécessaires pour faire cesser ces violences insupportables.

Je suis fière que notre groupe ait soutenu cette proposition de résolution, largement partagée sur l’ensemble des groupes politiques.

Si cette reconnaissance n’a pas de valeur juridique incontestable, il appartient désormais aux juridictions internationales de reconnaître et déclarer un génocide. Ceci n’empêche pas de nous accorder sur la valeur symbolique que peut revêtir une reconnaissance officielle du Parlement, de la même manière que l’ont fait entre autres les Parlements britannique, belge et néerlandais.

Consulter le texte de la résolution sur le site de l’Assemblée nationale.