Apprendre tout au long de la vie : un impératif pour adapter nos compétences aux évolutions de notre société et rompre avec les déterminismes sociaux

Depuis 2017, nous portons l’ambition de favoriser l’émancipation sociale de chacun à travers la formation tout au long de la vie, en sécurisant les parcours scolaires ainsi que les parcours professionnels afin de créer une véritable société de compétences. 

À l’école, notre action vise à lutter contre les inégalités de destin en permettant à chaque élève, quel que soit son origine sociale, d’apprendre à lire, à écrire, à compter mais aussi à se familiariser avec les évolutions de notre société, comme le numérique par exemple. Pour cela, nous avons rendu l’instruction obligatoire dès 3 ans et limité les petites classes à 24 élèves. Nous avons aussi dédoublé les classes de CP et de CE1 en éducation prioritaire et créé une obligation de formation pour tous les adolescents jusqu’à 18 ans, sans oublier la réforme de la formation des enseignants, ni la réforme du baccalauréat et  l’entrée dans les études supérieures avec la création de la plateforme Parcoursup. 

L’expérience du confinement doit nous pousser à aller plus loin : la continuité pédagogique a reposé sur le numérique mais trop d’enfants, de parents et d’enseignants ne sont pas suffisamment à l’aise avec les outils numériques et cette situation a pu entraîner des ruptures scolaires sur lesquelles nous devrons rester très vigilants, c’est d’ailleurs pourquoi l’audiovisuel a été mis à contribution dans le cadre de l’opération « Nation apprenante » et que des cours de soutien seront proposés cet été au sein de certains établissements du premier et du second degrés qui resteront ouverts.

En milieu professionnel, nous avons souhaité donner la possibilité de se former et de mobiliser ses compétences. Cela passe notamment par l’attractivité de la filière de l’apprentissage ou l’investissement de 15 milliards d’euros en faveur de la formation professionnelle tout au long de la vie, notamment pour lutter contre l’illettrisme et l’illectronisme chez les adultes en ouvrant des formations aux compétences fondamentales et au numérique.  

Là-aussi, nous devrons accentuer nos efforts pour que personne ne reste au bord du chemin et permettre aux entreprises de trouver les compétences dont elles ont besoin. 

La crise sanitaire aura des conséquences économiques dont nous ne pouvons, pour l’heure, qu’esquisser l’ampleur. Nous savons que l’une des réponses à apporter à cette crise réside dans la relocalisation de certaines industries stratégiques qui nécessiteront des moyens humains et des compétences spécifiques. La formation professionnelle doit donc être l’un des piliers de cette reconstruction.