Des mesures d’aides historiques en soutien à l’économie

Des mesures historiques ont été prises par l’État afin de venir en aide aux entreprises et aux collectivités (qui participent par la commande publique à la relance de l’économie) : 89,7 milliards d’euros au total au niveau national. Les autorités sanitaires et le préfet des Yvelines, à qui j’ai posé la question, m’ont indiqué que la répartition de ces aides dans le département (hors soutien aux collectivités dont on ne connaît pas encore le montant) s’élevait à 1,46 milliard d’euros (voir tableau ci-dessus), soit presque l’équivalent du budget annuel du Conseil départemental qui est de 1,58 milliard pour 2020.

La commission européenne reprend la proposition franco-allemande

Par ailleurs, je me réjouis des mesures de soutien économique massives que la Présidente de la Commission européenne vient de proposer d’accorder aux pays les plus impactés économiquement par la crise liée à l’épidémie de Covid-19.
Lundi 18 mai dernier, la première Chancelière allemande Angela Merkel et le Président de la République française Emmanuel Macron présentaient un projet de réponse européenne commune à la crise économique provoquée par la pandémie. Une grande partie de ces propositions a été reprise et annoncée jeudi 27 mai par la Présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen :

➡ Fonds de subventions de 500 milliards d’euros ;
➡ Prêts à hauteur de 250 milliards d’euros au lieu des 540 milliards accordés par l’Eurogroupe ;
➡ Soit un total de 750 milliards d’euros sur trois ans.

Cette annonce historique a pour objectif de venir en aide aux pays les plus touchés par la crise sanitaire. L’Italie et l’Espagne bénéficieraient le plus du fonds de subventions, respectivement à hauteur de 82 milliards d’euros et 77 milliards d’euros. La France quant à elle pourrait percevoir 39 milliards d’euros de subventions.

La Commission prévoit de commencer le remboursement de ces dettes à partir de 2028 avec une échéance en 2058. Plusieurs pistes sont envisagées par la Présidente de la Commission, comme l’augmentation des contributions nationales des États membres, la réduction des dépenses européennes, ou l’instauration de ressources propres à l’Europe. Des négociations entre les États membres vont s’ouvrir afin de valider ce plan et déterminer la meilleure solution.