Newsletter n°104 : octobre 2026

EDITO

Chers concitoyens,

Depuis la mi-septembre, de nombreux lycées ont été bloqués à travers le pays, y compris sur notre territoire. Derrière ces mobilisations, beaucoup de jeunes ont exprimé des inquiétudes réelles sur leur orientation, l’accès à l’enseignement supérieur et leurs conditions d’études. Ces inquiétudes méritent d’être entendues.

Rien ne justifie en revanche la violence. Je condamne fermement les agressions et les dégradations commises, en particulier lors du week-end du 17 octobre. J’exprime toute ma solidarité aux communes touchées, à leurs habitants et à leurs commerçants, et je tiens à redire mon soutien aux élus locaux, aux forces de l’ordre et aux secours, qui ont été en première ligne.

Le gouvernement a apporté de premières réponses, sur l’orientation comme sur les conditions d’études. Elles devront maintenant se traduire concrètement. À l’Assemblée nationale, la commission des affaires culturelles et de l’éducation a lancé une mission flash sur les suites des blocages de lycées, dont j’ai été nommée co-rapporteure avec ma collègue Florence Herouin-Léautey. Nous devons maintenant avancer pour apporter des réponses adaptées et réalistes à leurs revendications. J’aurai l’occasion de vous en rendre compte.

Enfin, il reste quelques places pour la visite de l'Assemblée nationale que j'organise le 28 novembre à 13h30. N'hésitez pas à vous y inscrire plus bas. 

Bien fidèlement, 

Béatrice Piron, votre députée.

 

Sommaire

Edito

À l’Assemblée nationale

  • Orientation et accès à l’enseignement supérieur,

  • Accompagnants d’élèves en situation de handicap : mieux reconnaître un métier essentiel, 

  • Directeurs d’école : mieux prendre en compte la réalité des petites écoles,

  • Niche LFI : rejet du texte sur l’accompagnement des jeunes majeurs, 

  • Invitation : visite de l’Assemblée nationale le 28 novembre !

  • Ça bouge sur notre territoire !

  • Inauguration du complexe sportif « Projet Rebond» du SIBANO,

  • 7e Rencontres économiques de Gally-Mauldre, à la Briqueterie de Feucherolles, 

  • Solidarité avec les communes touchées par les violences du 17 octobre,

  • Invitation : Table ronde "Baisse de la natalité: quels défis pour notre territoire ?" le 23 novembre.

 

À l’Assemblée nationale

 

Orientation et accès à l’enseignement supérieur

J’ai interrogé Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, lors de son audition sur les orientations budgétaires pour 2027.

Le nombre de candidats sur Parcoursup est passé d’environ 800 000 en 2017 à près d’un million en 2026, notamment en raison des réorientations en cours de parcours. Notre enseignement supérieur fait face à une pression croissante, en particulier dans les territoires les plus en tension comme l’Île-de-France.

J’ai demandé au ministre comment le budget 2027 permettrait de mieux relier l’orientation, l’insertion professionnelle et les besoins en compétences de notre économie, tout en garantissant des capacités d’accueil suffisantes. La qualité des conditions d’études dépend aussi de la situation matérielle des étudiants. J’ai donc rappelé l’attente d’une réforme des bourses, reportée d’année en année.

Ces sujets étaient aussi au cœur de la mobilisation lycéenne. Le 26 octobre, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures :

  • une évolution de Parcoursup dès 2027, avant son remplacement en 2028 ;

  • 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur : 10 000 en BTS (brevet de technicien supérieur), 4 000 en BUT (bachelor universitaire de technologie) et 1 000 en licence accès santé ;

  • l’indexation des bourses sur critères sociaux sur l’inflation dès la rentrée 2027 ;

  • des classes de seconde limitées à 28 élèves dès la rentrée 2027.

Plusieurs de ces mesures devront être traduites dans le budget 2027, que nous examinons actuellement. La commission des affaires culturelles et de l’éducation a par ailleurs créé une mission flash sur les suites de ces blocages. J’en suis co-rapporteure avec ma collègue Florence Herouin-Léautey. 

Accompagnants d’élèves en situation de handicap : mieux reconnaître un métier essentiel

Le 21 octobre, je suis intervenue en commission des affaires culturelles et de l’éducation sur la proposition de loi visant à créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH).

Le rôle des AESH est essentiel au quotidien. Des progrès ont été réalisés ces dernières années, mais la précarité de leur statut, leurs faibles rémunérations et les temps partiels souvent subis restent des difficultés auxquelles il faut répondre.

La création d’un corps de fonctionnaires représenterait toutefois un coût estimé à plus de 4 milliards d’euros par an, sans garantir une heure d’accompagnement supplémentaire aux élèves.

Nous défendons des solutions concrètes pour mieux reconnaître les compétences des AESH, améliorer leurs rémunérations et leurs perspectives d’évolution professionnelle, tout en préservant la capacité de l’Éducation nationale à répondre aux besoins des élèves.

Directeurs d’école : mieux prendre en compte la réalité des petites écoles

Examen du rapport d’évaluation de la loi créant la fonction de directeur d’école, dite « loi Rilhac », en commission des affaires culturelles et de l'éducation.

Cette loi a permis des avancées, notamment sur les décharges accordées aux directeurs et directrices d’école, c’est-à-dire le temps libéré de l’enseignement pour assurer les tâches de direction. Mais les réalités des petites écoles restent diverses et ne sont pas toujours pleinement prises en compte.

J’ai donc interrogé les rapporteurs sur la possibilité de considérer, pour le calcul des décharges, certains regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) comme une seule école lorsqu’ils fonctionnent avec un projet commun et un directeur unique, malgré une organisation sur plusieurs sites.

Niche LFI : rejet du texte sur l’accompagnement des jeunes majeurs

Hier, l’Assemblée nationale examinait les textes de la niche parlementaire de La France insoumise. Je me suis opposée à leurs propositions, et notamment à celle sur l’accompagnement des jeunes majeurs.

L’accompagnement des jeunes majeurs issus de l'ASE, notamment lorsqu’ils poursuivent des études ou sont privés de soutien familial, est indispensable. Depuis la loi Taquet de 2022, les départements ont l’obligation de les accompagner jusqu’à 21 ans. Le droit existe déjà : c’est son application qui fait défaut.

 Le texte allait beaucoup plus loin en créant un droit opposable jusqu’à 25 ans. Ce droit aurait été ouvert à des jeunes pourtant jamais suivis par l’ASE, sans condition de ressources de leurs familles, et même à ceux faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

 Cette nouvelle charge aurait reposé sur les départements, qui consacrent déjà 12 milliards d’euros par an à la protection de l’enfance et disposent de marges de manœuvre limitées. Le risque : fragiliser les dispositifs existants et pénaliser les enfants qui en ont le plus besoin.

La journée a été longue et agitée, mais cette proposition de loi n’a finalement pas été adoptée.

Invitation : visite de l’Assemblée nationale le 28 novembre !

Le samedi 28 novembre 2026, je vous invite à découvrir l’Assemblée nationale à l’occasion d’une visite du Palais Bourbon, précédée d’un temps d’échanges autour de mon rôle de députée et de l’actualité parlementaire.

Accueil à 13h30, au 126 rue de l’Université.

Pour participer, merci de remplir le formulaire d’inscription ci-dessous. Une pièce d’identité en cours de validité sera nécessaire pour accéder à l’Assemblée nationale.

Au plaisir de vous retrouver nombreux pour ce moment d’échange et de découverte !

 

Ça bouge sur notre territoire !

 

Inauguration du complexe sportif « Projet Rebond » du SIBANO,

J’ai participé à l’inauguration du complexe sportif « Projet Rebond », organisée à l’occasion des 60 ans du SIBANO, le syndicat intercommunal qui réunit Bailly et Noisy-le-Roi.

Ce complexe est le résultat de la mise en commun des moyens des deux villes. Cette mutualisation leur permet de financer ensemble des équipements de qualité qu’aucune des deux communes n’aurait pu réaliser seule.

Le complexe accueillera 34 associations et leurs 4 800 adhérents, ainsi que les élèves du collège. Il comprend quinze vestiaires neufs, des studios de danse, un terrain de football à 5, un nouvel accès au stade et un parking.

Le projet accorde aussi une place importante à l’inclusion, avec des installations en cours de réalisation pour le handisport et le sport adapté.

Une belle réalisation au service du sport, de la jeunesse et de la vie associative, qui s’inscrit dans les 60 années de travail commun du SIBANO.

Inauguration du complexe sportif « Projet Rebond » du SIBANO

J’ai participé à l’inauguration du complexe sportif « Projet Rebond », organisée à l’occasion des 60 ans du SIBANO, le syndicat intercommunal qui réunit Bailly et Noisy-le-Roi.

 Ce complexe est le résultat de la mise en commun des moyens des deux villes. Cette mutualisation leur permet de financer ensemble des équipements de qualité qu’aucune des deux communes n’aurait pu réaliser seule.

Le complexe accueillera 34 associations et leurs 4 800 adhérents, ainsi que les élèves du collège. Il comprend quinze vestiaires neufs, des studios de danse, un terrain de football à 5, un nouvel accès au stade et un parking.

 Le projet accorde aussi une place importante à l’inclusion, avec des installations en cours de réalisation pour le handisport et le sport adapté.

Une belle réalisation au service du sport, de la jeunesse et de la vie associative, qui s’inscrit dans les 60 années de travail commun du SIBANO.

7e Rencontres économiques de Gally-Mauldre, à la Briqueterie de Feucherolles.

La communauté de communes regroupe 11 communes, 23 000 habitants, 2 300 entreprises et près de 4 500 emplois. C’est un territoire dynamique, qui doit pouvoir continuer à se développer tout en préservant son cadre de vie.

 Ces rencontres annuelles sont l’occasion d’échanger avec les chefs d’entreprise sur leurs besoins et leurs difficultés pour mieux les représenter à l’Assemblée nationale. 

Merci à la communauté de communes Gally-Mauldre et à son président, Vincent Gay, pour l’invitation, ainsi qu’à Olivia Allard pour son accueil à la Briqueterie de Feucherolles, un lieu qu’elle a su faire évoluer pour en faire un véritable pôle de dynamisme entrepreneurial sur notre territoire. 

Solidarité avec les communes touchées par les violences du 17 octobre

J’ai participé aux rassemblements républicains organisés au Chesnay-Rocquencourt et à Saint-Nom-la-Bretèche, en soutien aux maires, à leurs équipes, ainsi qu’aux habitants et aux commerçants touchés par les violences du week-end du 17 octobre.

À Saint-Nom-la-Bretèche, plusieurs maires étaient également présents, notamment ceux de Feucherolles, de Noisy-le-Roi et de Chavenay. Ces rassemblements ont été l’occasion d’exprimer ensemble notre solidarité avec les communes touchées, de remercier les forces de l’ordre et les secours mobilisés, et de condamner fermement les agressions et les dégradations commises. La violence et l’intimidation n’ont pas leur place dans notre République.

Le projet de loi dit « casseurs-payeurs », qui vise à faire supporter aux participants à des troubles à l’ordre public le coût des dégradations commises à cette occasion, a été adopté en première lecture par le Sénat dans la nuit du 27 au 28 octobre. Le texte sera prochainement examiné par l’Assemblée nationale. Il nous appartiendra alors de trouver le bon équilibre entre l’efficacité du dispositif contre les casseurs et la garantie de la liberté de manifester.

Invitation :Table ronde "Baisse de la natalité: quels défis pour notre territoire ?" le 23 novembre

Après avoir participé à une mission d’information à l’Assemblée nationale sur les causes et les conséquences de la baisse de la natalité, j’organise dans notre circonscription une rencontre réunissant des élus et des habitants autour du thème : « Baisse de la natalité : quels défis pour notre territoire ? » 

Mon collègue Jérémie Patrier-Leitus, rapporteur de cette mission d’information, sera présent à cette réunion aux côtés d’élus locaux et de représentants de l'Académie de Versailles. Il nous présentera les conclusions de ses travaux, avant un temps d’échange consacré à la situation de notre territoire et aux initiatives qui pourraient être développées localement. 

La rencontre se tiendra à Saint-Nom-la-Bretèche, le lundi 23 novembre à 19 h 30 à l'Espace Jacques Kosciusko-Morizet . 

 
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