Plan de soutien au secteur de l’automobile

Le secteur de l’automobile, qui emploie plus de 900 000 personnes en France, a lourdement été fragilisé par la crise sanitaire. La production automobile a en effet chuté de plus de 80%. Aujourd’hui ce sont plus de 400 000 véhicules qui auraient dû être vendus. 

Pour répondre à l’urgence économique, le gouvernement a mis en place plusieurs dispositifs de soutien. 1500 sites industriels ont demandé la mise en place du chômage partiel pour 250 000 salariés, ce qui représente un soutien de plusieurs centaines de millions d’euros. Plus de 300 millions d’euros de prêts garantis par l’État ont été accordés aux entreprises du secteur. 

Afin de préparer l’après et de relancer l’économie dans le secteur de l’automobile, le Président de la République s’est rendu à Étaples dans l’usine Valeo, spécialisée dans la fabrication d’équipements électriques de lutte contre les émissions de CO2 pour y présenter un plan de de soutien économique. 

Ce plan de soutien s’inscrit dans l’objectif mobilisateur de faire de la France la première nation productrice de véhicules propres en Europe, en portant à plus d’un million par an sous cinq ans la production de véhicules électriques, hybrides ou hybrides rechargeables. 

🔷 Relancer la demande

➡️ À partir du 1er juin, le bonus versé à l’acheteur d’un véhicule 100% électrique passe de 6 000 euros à 7 000 euros. Les sociétés faisant l’acquisition de ce type de véhicule à des fins professionnelles verront le bonus passer de 3000 à 5000 euros. 

➡️ Un nouveau bonus de 2000 euros est ajouté pour l’achat de véhicules hybrides rechargeables exclus jusqu’alors de ces primes existantes. La prime pourra être bonifiée dans les zones à faible émission. 

➡️ Accélération du déploiement des bornes de recharge afin d’atteindre l’installation d’ici 2021 100 000 bornes, initialement fixé pour 2022. Exclusivement financé par l’état. 

➡️ Le montant de la prime conversion est étendu :  il passe à 3000 euros pour tous les ménages pour l’achat d’un véhicule thermique, et à 5000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique. Le plafond d’accès à la prime est fixé à 18 000 euros net par an et non plus à 13 000 euros, facilitant son accès aux ¾ des Français. Cette prime à la conversion sera disponible à partir du 1er juin, pour les 200 000 premiers achats. Au total, l’État engage dans la relance de la demande plus d’1 milliard d’euros. 

🔷 Localiser la production en France

L’État a obtenu des garanties de localisation de la future production électrique française. Le Président a annoncé qu’au total, ce sont plus d’un million de véhicules électriques, hybrides, ou hybrides rechargeables qui devraient être fabriqués en France en 2025. 

➡️ Renault entre au capital de l’Alliance franco-allemande des batteries aux côtés de PSA. 

➡️ L’entreprise PSA a également indiqué la localisation sur le territoire national de l’intégralité de la chaîne de traction électrique, ce qui représente les chargeurs, les batteries, les moteurs, etc. La future 3008 électrique sera fabriquée à Sochaux. 

🔷 Investir dans la modernisation et l’innovation. 

Le Président de la République a enfin annoncé une aide d’un milliard d’euros pour renforcer l’offre industrielle française. 

➡️ Création d’un fonds pour l’avenir de l’automobile de 200 millions d’euros. Ce seront des subventions destinées à aider la digitalisation, la robotisation, et la transformation industrielle, y compris écologique, des petits acteurs de la filière automobile qui n’ont pas forcément les moyens. 

➡️ 150 millions d’euros seront consacrés à l’effort de recherche et de développement des entreprises du secteur. 

➡️ Un fonds d’investissement de 600 millions d’euros sera créé pour pouvoir faire face aux difficultés industrielles grâce à l’apport de fonds propres et pour soutenir les consolidations et éventuels rapprochements entre sociétés. Les deux grands constructeurs français que sont Renault et PSA participent chacun à ce fonds à hauteur de 100 millions d’euros.