« Un jeune, une solution » : 6,5 milliards d’euros pour la jeunesse dans le cadre de la relance


Avec « Un jeune, une solution », le gouvernement annonce un plan ambitieux de 6,5 milliards d’euros pour soutenir la jeunesse et favoriser son insertion dans la vie professionnelle suite à la crise sanitaire.  

À la rentrée prochaine, entre 700 000 et 800 000 jeunes doivent faire leur entrée sur le marché du travail, dans un contexte que nous connaissons difficile. Comme le Premier ministre Jean Castex l’avait dit lors de sa déclaration de politique générale, « la première urgence, ce sont les jeunes ». Le plan présenté hier vient confirmer qu’ils ne seront pas laissés sur le bord du chemin dans le cadre de la relance économique !

Ce plan se décline en trois axes stratégiques : 🔷

1️⃣ Faciliter l’entrée dans la vie professionnelle

🔹 4 000 € pour tout jeune recruté entre août 2020 et janvier 2021

➡️ Cette aide prendra la forme d’une compensation de charges de 4 000 € à destination des entreprises. Elle sera de 1000 € chaque trimestre pendant un 1 maximum et sera valable pour tout contrat d’au moins 3 mois, jusqu’à 2 SMIC, soit 2 400 € nets. L’objectif est d’embaucher 450 000 jeunes de moins de 25 ans.

🔹Versement d’une prime à l’embauche dans le cadre d’un contrat d’alternance ou un contrat de professionnalisation : 5 000 € pour un mineur, 8 000 € pour un majeur.

🔹 100 000 services civiques supplémentaires seront mis en place, en plus des 140 000 initialement programmés en 2020, pour permettre à des jeunes de s’engager dans des associations. Ce dispositif peut apporter une première expérience non négligeable à des jeunes qui souhaitent s’engager à travers des missions d’utilité sociale. C’est l’occasion de service une cause tout en acquérant une expérience qui aura une valeur sur le marché du travail.

2️⃣ Orienter et former 200 000 jeunes

🔹 100.000 formations qualifiantes ou pré-qualifiantes seront proposées dans les métiers d’avenir tels que ceux dans la transition écologique, la santé, le numérique, ainsi que dans les secteurs prioritaires du plan de relance.

➡️ Nouveaux parcours de formation dans le secteur du soin : plus de 6000 infirmier.e.s et 10 000 aides-soignant.e.s formés.

➡️ Pass numérique vers l’emploi : un objectif de 5 000 formations certifiantes au numérique d’ici la fin de l’année et 10 000 d’ici 2021.

🔹 Les jeunes pourront recevoir une meilleure qualification vers les emplois nouveaux. L’objectif du gouvernement est d’atteindre 230 000 contrats de professionnalisation.

🔹 La rémunération des stagiaires de la formation professionnelle va être revalorisée : +200€/mois pour les 16-18 ans, +500€/mois pour les 18-25 ans.

🔹 D’ici la fin de l’année 2020, chaque jeune de moins de 25 ans sans qualification pourra accéder via « Moncompteformation » à une offre de formation qualifiante ou préparant à la qualification adaptée à ses besoins, intégralement financée par le service public. Plus d’informations ici.

➡️ L’accès à l’offre de formation via cette plateforme permet d’ouvrir des perspectives et de créer des envies chez les jeunes, qui trop souvent pensent que la formation n’est pas pour eux, notamment parce qu’ils ont échoué à l’école.

➡️ L’offre de formation est financée par le Plan d’Investissement dans les Compétences (PIC) et les régions et répond aux besoins des jeunes (approche didactique, solutions adaptées aux différents besoins, aide à la construction d’un projet professionnel).

3️⃣ Accompagner des jeunes éloignés de l’emploi en construisant 300 000 parcours d’insertion sur mesure, dont 20% dans le secteur marchand

🔹 Sont ainsi prévus 60.000 contrats initiative emploi (CIE) pour des jeunes rencontrant des difficultés particulières d’insertion, dont une partie du salaire est financée par l’État.

🔹 Dans le secteur associatif ou public, les « Parcours emplois compétences », au nombre de 94.000 en 2019, seront augmentés de 60.000 en 2021.

🔹 Le plan prévoit aussi 150.000 entrées en Garantie jeunes en 2021 (contre 100.000 initialement programmées). Ce dispositif d’insertion est géré par les Missions locales pour les jeunes sans emploi ni formation, avec un accompagnement renforcé pendant un an et une allocation mensuelle de 497 euros.