Proposition de loi sur le statut du citoyen-sauveteur, la lutte contre l’arrêt cardiaque, et la sensibilisation aux gestes qui sauvent.

Le 19 février, dans l’Hémicycle, nous avons adopté en 1ère lecture la proposition de loi sur le statut de citoyen-sauveteur, la lutte contre l’arrêt cardiaque et la sensibilisation aux gestes qui sauvent.

Les mesures phares de cette proposition de loi sont :

La création du statut de « citoyen sauveteur » qui protégera le citoyen qui porte assistance et qui pratique les gestes qui sauvent sur une personne en situation d’arrêt cardio-respiratoire.
La création d’une journée nationale de la lutte contre la mort subite.
Une sensibilisation et un maintien en compétences tout au long de la vie : dès l’entrée au collège, pour le code de la route et avant chaque départ en retraite pour les salariés.

Ce texte était nécessaire car le constat est alarmant : entre 40 000 et 50 000 personnes décèdent chaque année d’un arrêt cardiaque en France alors que certains de ces décès pourraient être évités si nous étions mieux formés aux gestes qui peuvent sauver une vie comme le massage cardiaque.

Chaque minute est vitale pour une personne victime d’un arrêt cardiaque. Après 3 minutes sans massage cardiaque, la victime peut avoir des séquelles cérébrales. Et après 10 minutes, les chances de survie sont infimes.

Par peur de mal faire, des témoins n’osent pas agir. Souvent, ils alertent les secours mais ils ne réalisent pas le massage cardiaque. Pourtant, les professionnels du secours s’accordent pour dire qu’il vaut mieux mal faire que ne rien faire.

J’ai la conviction que ce texte permettra de sauver davantage de vies en permettant au plus grand nombre de sa familiariser à ces gestes qui sauvent. Cette proposition de loi est le fruit de nombreuses auditions avec les ministères compétents, les associations agréées de protection civile, le SAMU, les pompiers. Nous avons également visité le SAMU de Paris et le siège de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris.

Je travaille sur ce texte depuis plusieurs mois car il est au cœur de mes engagements. A 16 ans, j’ai passé mon brevet de secourisme et j’ai intégré des équipes de secourisme de la Croix-Rouge. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai organisé une sensibilisation aux gestes qui sauvent à l’Assemblée nationale le 13 novembre 2017 et une à ma permanence parlementaire le 9 février dernier. Ce sont des actions que je compte réitérer régulièrement et je salue l’initiative du Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Richard Ferrand, qui en organise une aujourd’hui au sein de l’Assemblée.

Porter secours à quelqu’un est l’un des marqueurs de la citoyenneté. Il s’agit d’être un acteur de sa propre sécurité et de sa santé mais aussi de celles des autres. Je me réjouis donc de l’aboutissement de cette proposition de loi car je sais combien elle sera utile en permettant que plus de citoyens soient formés et donc que plus de vies soient sauvées.


Informez-vous, parlez-en autour de vous, formez-vous :
www.interieur.gouv.fr/A-votre-service/Ma-securite/Les-gestes-qui-sauvent
www.croix-rouge.fr/Je-me-forme/Particuliers/Les-6-gestes-de-base
www.pompiers.fr/grand-public/prevention-des-risques/apprentissage-des-premiers-secours-psc1