Vous m’avez interpellée sur le sujet des nuisances sonores liées aux activités des aéroclubs. Après avoir rencontré des associations de riverains, mais aussi des membres des aéroclubs et les acteurs de l’aviation légère et sportive dans notre circonscription, j’ai interrogé le gouvernement sur les voies d’améliorations des relations entre les riverains et les aéroclubs.

La France est le deuxième pays au monde en nombre de pilotes licenciés. La pratique de l’aviation légère est en effet particulièrement dynamique. Chaque année, elle attire plus de 15 000 jeunes souhaitant passer le Brevet d’initiation à l’aéronautique dans l’un des 500 aérodromes répartis sur notre territoire. 

Malgré les efforts déployés par les aéroclubs pour réduire les nuisances liées à leurs activités, les récents progrès technologiques ayant permis la fabrication d’avions moins bruyants et en dépit d’une meilleure information et de l’instauration de restrictions de vols sur certains horaires ou certains jours de la semaine, les relations entre les aéroclubs et les riverains se sont dégradées ces dernières années. Les nuisances, qui sont en grande partie provoquées par les vols d’entraînement à l’atterrissage et au décollage, suscite en effet l’exaspération légitime des riverains.

Meilleure information des citoyens sur les nuisances sonores

Concernant le bruit des avions, un dispositif de classification des avions légers selon leur indice de performance sonore, dit « CALIPSO », a été mis en place en 2013. Les propriétaires d’avion enregistrent leur appareil sur l’application qui classe les avions en quatre catégories. Alors que plus de 1200 aéronefs sont enregistrés dans la base de données, j’ai interrogé le gouvernement sur les moyens pouvant être envisagés pour encourager les propriétaires à enregistrer leur appareil dans cette application.

Développer l’aviation électrique en France, plus propre et plus silencieuse

Le développement de l’aviation électrique apparaît comme une solution prometteuse, peu bruyante et plus respectueuse de l’environnement, qui permettrait de réconcilier les aéroclubs et les riverains. C’est pourquoi j’ai interrogé le gouvernement sur les instruments financiers qui pourraient encourager la recherche et la construction française, ainsi que ceux qui inciteraient les aéroclubs et les propriétaires à remplacer leurs avions à moteur thermique par des avions à moteur électrique. Plusieurs pistes peuvent être envisagées, comme le fléchage du produit de l’augmentation de la taxe sur les carburants des avions de loisir dans le développement d’une aviation plus propre, hybride, voire électrique. Ce fléchage donnerait du sens à l’augmentation de la taxe et permettrait de mieux accompagner l’aviation légère dans la transition énergétique.


Retrouvez mon intervention ainsi que la réponse en vidéo ?

Séance de questions orales sans débat (QOSD), mardi 24 novembre 2020